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Fonctionnement des caméras intra-buccales pour la détection des lésions carieuses

La fluorescence est une propriété que possèdent certains matériaux dentaire. Ils peuvent absorber la lumière (absorption de photons) et la réémettre sous forme d’un rayonnement de longueur d’onde plus grande. C’est la photoluminescence.

La longueur d’onde est la distance minimale qui sépare au même instant, dans la direction de propagation, deux points de l’espace où l’amplitude d’une onde sinusoïdale est maximale ou minimale.
On distingue la fluorescence, qui s’arrête dès que cesse l’illumination, de la phosphorescence, qui persiste après l’exposition.

Intra Oral Scanner

Principe de détection
Ce phénomène de fluorescence intervient au niveau de tous les matériaux naturels, y compris l’organe dentaire. La fluorescence lumineuse résulte de l’absorption d’une lumière de haute énergie pénétrant un objet et secondairement émise à plus basse énergie, au sein de sa structure. La dent présente alors une autofluoresence, ou fluorescence naturelle. Eclairée par une lumière UV, elle émet une faible fluorescence de couleur bleue.

Cette fluorescence lumineuse de la dent est attribuée plutôt à sa composante organique que minérale et peut résulter indirectement des protéines absorbées par l’émail (2, 3).
Une équipe de chercheurs a essayé de quantifier, au moyen d’un spectromètre de fluorescence automatique, la fluorescence émise par des tissus dentaires de minéralisation différente.

Légende des courbes :
1. DEJ (dentin-enamel jonction) d’une dent faiblement minéralisée.
2. DEJ d’une dent minéralisée.
3. Dentine faiblement minéralisée.
4. Dentine minéralisée.
5. Dent intacte (patient jeune)
6. Dent intacte (patient d’âge moyen)
7. Émail faiblement minéralisé.
8. Émail minéralisé.

Propriétés du spectre de fluorescence de la substance dentaire dure
Les résultats, représentés figure 2, montrent une différence significative de fluorescence émise,principalement pour une longueur d’onde de 400-450 nm, entre un tissu dentaire faiblement minéralisée (courbe 1) et fortement minéralisé (émail sain, courbe 8).
Cette étude a permis également de déterminer que, dans l’ensemble, l’activité de fluorescence des dents saines ne diffère pas de manière significative en fonction de l’âge du patient (courbes 5 et 6).

La fluorescence ne résulte pas uniquement des modifications morphologiques des tissus. Elle peut également être émise par des métabolites dérivés des bactéries présentes dans le tissu carié, telles les porphyrines agissant comme fluorophores lorsqu’elles sont excitées par une lumière intense de longueur d’onde spécifique (caméras intra orale).
Cette propriété de variabilité de fluorescence émise selon la quantité de minéralisation va pouvoir être utilisée par les caméras optiques pour la détection précoce de lésions carieuses.

L’organisation de la salle de equipement dentaire vétérinaire

Dans une clinique vétérinaire qui souhaite développer l’odonto-stomatologie, il est essentiel de consacrer un volume conséquent à la discipline. L’idéal est de pouvoir organiser toute l’activité “dentisterie” dans une pièce dédiée. Sur cette photo la moitié d’une salle de consultation est équipée comme un cabinet dentaire. Les différentes branches de l’odontostomatologie peuvent alors être dispensées, à savoir :

– l’endodontie
– la stomatologie
– la parodontologie
– l’orthodontie

 

L’endodontie vétérinaire, quasi essentiellement chez le chien, regroupe tous les traitements des fractures dentaires avec exposition pulpaire à savoir les traitements conservateurs :
– traitements endo-canalaires (pulpotomie, pulpectomie).
– plus rarement quelques traitements de caries.

La parodontologie chez le chien est surtout représentée par la thérapeutique initiale (détartrage, curetage sous gingival, polissage) des animaux entartrés et presentant donc toutes les conséquences parodontales de la présence prolongée et excessive de tartre.

La stomatologie chez le chien regroupe les différentes techniques complémentaires de la thérapeutique initiale (lambeaux, gingivectomies…) ainsi que quelques techniques d’extractions chirugicales (alvéolotomie) et des techniques d’appoint lors de l’orthodontie (freinectomies par ex.). Chez le chat la stomatologie trouve son champ d’application dans le diagnostic et le traitement du difficile problème du Complexe Gingivo-Stomatite Chronique.

L’orthodontie reste une discipline confidentielle.

Pour développer la dentisterie dans une clinique vétérinaire il faut rendre la discipline agréable. La dentisterie est un travail en milieu souillé, souvent douloureux pour l’animal, mais l’ensemble des traitements possibles ne met jamais en jeu le pronostic vital de l’animal. Le praticien doit chercher en permanence à améliorer son confort et son ergonomie pour que les gestes et les interventions soient le moins contraignants possible :

– travailler assis sur un tabouret tournant (dentaire) avec le maximum d’appareils à portée de main.
– disposer d’un éclairage ponctuel et auto centré (scialytique dentaire : trés facile à récupérer d’occasion).
– prévoir une disposition du matériel le plus utilisé tout autour du tabouret : micro moteur , radio murale, détartreur, amalgamateur,lampe à polymériser.
– utiliser une table humide à hauteur variable et tournante, ou à défaut toujours poser les animaux sur une alèse.


Table humide;scialytique;unit;radio

– être atraumatique et diminuer la douleur pour le confort de l’animal et du praticien = utiliser quasi systématiquement l’anesthésie locale —> acquisition d’une seringue dentaire à “carpules”. Utiliser de préférence un dérivé adrénaliné (ex. articaïne à 1/200 000) pour renforcer l’effet antalgique et diminuer le saignement.Voir les techniques d’anesthésies dentaires.

– acquisition d’une turbine : indispensable pour les extractions de dents de chat.
Le travail de la turbine équipée d’une fraise boule pour “l’atomisation” des racines

 Une vue rapprochée de kit trés simple mais complet (Prochimed)

le petit matériels  dentaires: quelques trucs et conseils

 Pour maintenir la gueule ouverte:
le meilleur des pas d’ane : chez le chat un couvre aiguille taillé à la bonne longueur,  chez le chien l’ame d’un rouleau d’élastoplaste !


Pour le matériel d’extraction : deux élevateur-luxateur sont indispensables (un 2 mm et un 3mm) avec trés bonne prise en main et un davier déporté pour faciliter la préhension .


Pour le confort de vision : lunettes grossissantes pour les travaux de précision et pour la protection des yeux.

Pour le séchage : en l’absence de pissette à air une bombe à air sec pour nettoyage des claviers informatiques constitue une excellente alternative pour sécher les cavités et surfaces dentaires.

Pour la prise d’empreinte en orthodontie : de la résine Vet-lite.
Voir chapitre “la prise d’empreinte” en fin d’article sur les malocclusions
http://www.vetortho.net/pages/Malpositions_et_mal_occlusions_liees_a_la_race-30917.html

– multiplier les clichés avec une radio dentaire si possible et des films rétroalvéolaires. Ces appareils radio se trouvent d’occasion chez les revendeurs de matériel dentaire. Ils peuvent également servir pour des clichés d’extrémités de petits carnivores ou de NAC. Leur anode trés petite donne des clichés de grande qualité couplée avec des cassettes et des films à mammographie.

Ci-desus : générateur Oralix (trés ancien !), à droite : lampe à polymériser 3M.

Pour les techniques de radiologie  basculer sur:   https://dentalgetu.wordpress.com/

Comment réduire ses dépenses et augmenter les bénéfices de votre cabinet?

Nous nous sommes tous rendu compte que au cours de ces dernières années les cabinets dentaires envahissaient peu à peu nos villes.

Cette augmentation de la concurrence fait que les cliniques dentaires traditionnelles doivent repenser la stratégie d’entreprise pour attirer de nouveaux patients. Il est nécessaire d’optimiser notre stratégie de gestion de coûts et revenus afin de fournir un service plus compétitif.

Dans cet article nous proposons une réflexion sur les dépenses et les revenus d’une clinique dentaire et nous vous offrons quelques astuces pour pouvoir augmenter la marge bénéficiaire.

réduire les dépenses dans votre cabinet

Analyses des coûts d’un cabinet dentaire :
Nous vous proposons d’établir une liste de toutes les dépenses de votre cabinet et voir si peut-être quelque-unes ne sont pas essentielles ou au moins réductibles. Pour cela, il faut prendre en compte les coûts fixes (ils sont constants dans le temps et ne dépendent pas du nombre de clients que nous avons) et les coûts variables (d’habitude ils augmentent de manière proportionnel en fonction de l’activité)

Coûts fixes : employés, loyer, cabinet d’affaires, abonnements,…
Coûts mixtes : téléphone, électricité , eau
Coûts variables : matériels, les spécialistes externes, la formation continue…
Après avoir analysé les coûts, il est intéressant de calculer l’argent que vous dépensez dans votre clinique lorsqu’elle est ouverte et inutilisée pendant une heure.

Analyses des revenus d’un cabinet dentaire:
Il est aussi crucial d’analyser le type de traitement, de spécialité ou de professionnel qui nous générera le plus de revenus. Réfléchir sur ces données pourra nous aider à choisir une stratégie d’entreprise claire pour notre cabinet. De cette manière nous pourrons focaliser nos efforts sur ce qui nous convient le plus.